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L’héritage des femmes scientifiques dans le développement des moyens d’essais

9 Fév 2026

Journée internationale des femmes et des filles de science, l’héritage des femmes scientifiques dans le développement des moyens d’essais, women in science
La science n’est pas qu’une affaire de théorie, mais aussi de précision matérielle. Pour la journée du 11 février qui met à l’honneur les Femmes en Science, nous mettons en lumière des pionnières dont les travaux ont directement abouti à la création de moyens d’essais et d’outils analytiques que nous utilisons encore aujourd’hui en laboratoire.

#1 Gladys West : modélisation du géoïde et calculs satellites (GPS)

On oublie souvent que derrière le positionnement précis (crucial pour les essais sur site ou la logistique), il y a des mathématiques appliquées. Gladys West a développé des algorithmes de traitement de données pour le satellite SEASAT.
Ses travaux ont permis de modéliser la forme de la Terre (le géoïde), ce qui est la base technique du système GPS.

#2 Rosalind Franklin : cristallographie à rayons X

Cette physicochimiste britannique était une experte absolue de la préparation d’échantillons et de l’optimisation des temps d’exposition. Dans les années 1950, elle participe au perfectionnement de la diffraction de rayons X.

Elle conçoit notamment des dispositifs de micro-caméras et des méthodes d’ajustement de l’humidité des échantillons pour obtenir le célèbre « Cliché 51 », essentiel à la compréhension de la structure de l’ADN.

#3 Sybil M. Rock : spectrométrie de masse moderne

Sans Sybil Martha Rock, le spectromètre de masse serait resté un outil de lecture manuelle très lent. Dans les années 1940-1950, elle conçoit des calculateurs analogiques (et plus tard numériques) capables de résoudre des équations linéaires complexes pour transformer les signaux du spectromètre en analyses de mélanges chimiques précis. Elle a donc littéralement fait le pont entre la machine (le spectromètre) et le résultat exploitable par les laboratoires d’essais en automatisant le traitement des données.

Elle a ainsi permis la réduction du temps d’analyse (de plusieurs heures à quelques minutes pour identifier les composants d’un mélange) et le gain de fiabilité grâce au développement de protocoles d’étalonnage pour les instruments de mesure.

#4 Katharine Burr Blodgett : mesure des couches minces

Première femme docteur en physique à Cambridge, elle a travaillé pour General Electric. En créant des films monomoléculaires d’épaisseurs précises, elle a permis de mesurer l’épaisseur de revêtements invisibles à l’œil nu (au nanomètre près) en utilisant les interférences lumineuses. Elle est aussi à l’origine du verre antireflet.

#5 Edith Clarke : analyse de l’impédance électrique

Dans le milieu des années 1920, les ingénieurs étaient confrontés à un défi majeur : les réseaux électriques devenaient si vastes et complexes que le calcul de l’impédance devenait un cauchemar mathématique. Edith Clarke invente alors le Calculateur Clarke, un dispositif graphique simple mais puissant pour analyser l’impédance. C’était une véritable « machine de test analogique » qui permettait de déterminer instantanément les caractéristiques de la ligne (impédance, tension, courant) sans passer par des équations fastidieuses.

#6 Alice Huyler Ramsey : essais et documentation sur l’endurance mécanique

Au début du 20e siècle, tester la fiabilité d’un véhicule sur de longues distances était le seul moyen d’essai de fatigue réel. En 1909, cette pionnière parcourt 6000 km à travers les États-Unis et agi comme une véritable ingénieure d’essais, documentant les défaillances mécaniques, les problèmes de chauffe moteur et les ruptures d’organes de roulement. Elle a ainsi contribué à l’amélioration des systèmes de transmission et de freinage en identifiant les points de rupture critiques en conditions réelles (poussière, boue, chocs).

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